© Benoit Deville 2000_2026
Vos avis
.
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Bonjour tout le monde,
Voici mon premier ressenti de l'année, du grand
Benoit Deville
.
"PEINS LA PLUIE"
Un auteur à découvrir.
Il
est
des
livres
qui
ne
se
lisent
pas,
mais
qui
s’infusent.
"Peins
la
pluie",
le
dernier
opus
de
Benoit
Deville,
est
de
ceux-là.
C'est
un
roman
que
j'ai
dévoré
en
deux
soirées
de
lecture
fiévreuse,
tant
l'immersion
est
immédiate,
presque
physique.
Lire
Deville,
c’est
accepter
de
plonger
dans
un
bain
de
mots,
une
eau
tiède
et
profonde
où
chaque phrase déploie une poésie rare.
Dans
ce
récit,
l'auteur
fait
le
pari
de
la
pudeur
:
rien
n'est
asséné,
tout
est
suggéré.
Benoit
Deville
ne
nomme
pas
les
tragédies,
il
les
dessine
à
travers
des
images.
L’histoire
ne
se
livre
pas
sur
un
plateau
;
elle
se
mérite,
se
devine,
se
reconstitue
à
travers
le
prisme
de
métaphores
filées.
C’est
au
lecteur,
devenu
complice,
de
décoder
les
battements de cœur derrière les adjectifs et de déceler les drames derrière les silences.
Un
huis
clos
à
ciel
ouvert
:
le
théâtre
de
ce
ballet
mélancolique
est
un
vieil
immeuble
de
deux
étages,
articulé
autour
d’une
petite
cour
carrée.
Un
espace
clos
qui
devient
le
monde
entier,
où
chaque
pas
résonne
comme
une
confidence.
Au
cœur
de
cette
architecture
de
l’âme,
quatre
figures
se
croisent
:
Lui,
drapé
dans
un
deuil
qui
semble
avoir
arrêté
le
temps.
Elle,
figée
dans
une
attente
qui
brûle
à
petit
feu.
La
propriétaire,
au
rez-de-chaussée,
gardien
discret de ces vies fragiles. Le chat, témoin silencieux et unique spectateur de l’invisible.
L’intrigue
se
tisse
autour
de
promesses
murmurées
et
de
non-dits.
Les
personnages
sont
reliés
par
des
fils
invisibles,
oscillant
entre
l'espoir
et
le
souvenir.
La
finesse
des
descriptions
transforme
le
quotidien
en
tableau
impressionniste
:
la
pluie
ne
tombe
pas
seulement
sur
l'immeuble,
elle
semble
laver
les
peines
ou
souligner
les
absences.
"Peins
la
pluie"
est
une
œuvre
envoûtante
qui
prouve
que
la
littérature
n'a
pas
besoin
de
fracas
pour
bouleverser.
C’est
un
roman
sur
l’évolution
lente,
sur
la
manière
dont
les
êtres
se
réparent
dans
l'ombre
des
couloirs et la lumière crue d'une cour intérieure.
Une lecture qui ne s'oublie pas, un instant suspendu où la beauté des mots vient panser les plaies de l'âme.
Nadine Doyelle